QUAND LA RÉSILIENCE RENCONTRE LE GRAND OUEST AMÉRICAIN …

Après notre assemblée générale, nous vous invitons à découvrir un petit bijou de simplicité et d’authenticité, le film écrit et réalisé par Max Walker-Silverman en 2025, « REBUILDING« 

Bande-annonce Rebuilding

Dusty, un jeune père célibataire, voit son ranch anéanti par les incendies qui ravagent le Colorado. Il trouve alors refuge dans un camp de fortune et commence lentement à reconstruire sa vie. Entouré de personnes qui, comme lui, ont tout perdu, des liens inattendus se tissent et allument pour Dusty l’espoir de renouer avec sa fille et son ex-femme.

Présenté en avant-première mondiale au Festival de Sundance en 2025 où il a été acclamé, « Rebuilding » est un drame lumineux sur la résilience et la possibilité de renaître de ses cendres, porté par un excellent Josh O’Connor (« The Crown », « Challengers », « La chimère ») et par la jeune Lily LaTorre dans le rôle de Callie Rose, sa fille, dont le visage étonnamment mature contraste avec son jeune âge et la frêle stature d’une enfant de six ou sept ans.

Il a été salué comme un contre-western contemplatif et émouvant mettant en scène la reconstruction de soi après la perte, et largement apprécié pour son rythme lent et pour son intrigue simple, au plus près de l’humain. Une chronique rurale, calme et silencieuse, qui met plus l’accent sur le ressenti que sur l’action. Certains ont pu s’émouvoir d’une intrigue trop simple, ce qui nous rappelle le même genre de critiques formulées à l’encontre de « Une histoire vraie », réalisé par David Lynch, un film à la fois magnifique et dépouillé sorti en 1999.

Le mérite en revient à la délicatesse de l’écriture de Max Walker-Silverman, réalisateur et scénariste. Tout sonne juste sur ce sujet pourtant minimaliste, où il ne se passe pas grand-chose et qui aurait pu donner lieu à des excès trop mélos. Tout y est infiniment délicat et doux, comme cette famille recomposée autour de Ruby, l’ex-femme de Dusty, et de son ex-belle-mère. La dernière scène est émouvante, avec ses références pudiques à des éléments antérieurs du récit : la plaque à la mémoire de Théo, la couleur bleue de la peinture du mobil home, les bottes de Callie-Rose, si désireuse de s’identifier à son père…

Max Walker-Silverman signe un récit intime et universel, qui interroge la mémoire des lieux, l’importance de la terre natale, la fragilité des liens et la force des nouveaux départs.

La qualité des images et la cinématographie mettent en valeur la beauté brute de la vallée de San Luis, au Colorado.

Genre : drame
Durée : 95 mn
Pays : USA
Âge légal / Âge suggéré : 8 / 12

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